Kaviar Special


Kaviar Special

L’histoire résume le grou
pe, né au détour d’une “sortie forêt” organisée par la fac de bio. Adrien et Léo préfèrent se marrer et parler musique que disserter sur leurs prochaines dissections. L’un reprend des classiques avec un pote, Jeremie. L’autre se remet tout juste à la guitare, apprise de façon scolaire et donc laborieuse durant l’adolescence. Tous deux aiment les Strokes, les Libertines et les Black Lips. Pourquoi pas monter un groupe et faire des concerts dans des bars ? Banco. Vincent, chanteur et guitariste, viendra compléter la fine équipe.
“Si t’aimes être dans le vif, t’écoutes du garage” 

Tant qu’à faire les choses, autant les faire à fond. La bande vit un an en colloc’ dans une maison dotée d’un garage. “On n’a jamais aussi peu répété de notre vie, se souvient Léo, chanteur et guitariste honnête au visage encadré de rouflaquettes. Parce qu’on faisait la fête. Et c’était compliqué de gérer les voisins, et la gueule de bois.” Ils migrent dans une ancienne porcherie, où répètent les groupes amis Baston, Madcaps, et Sudden Death of Stars, et sortent un premier album très remarqué et remarquable en décembre 2013. Lorsqu’ils s’en font virer un an plus tard, tous ces groupes décident de mutualiser leurs forces (et leurs porte-monnaies) pour louer une longère, dans la banlieue rennaise.

C’est là, entourés de palettes de bois assurant une insonorisation DIY, que les Kaviar mettent sur pied leur deuxième album, le réjouissant #2, sorti début avril. Douze titres clairement influencés par le garage-psyché américain et particulièrement californien, par Ty Segall, Thee Oh Sees, Black Lips, Fresh and Onlys, Bare Wires, Meatbodies, pour ne citer qu’eux. Ces groupes ayant bercé une jeunesse de bandes, galvanisée par l’énergie brute du rock, loin de l’édulcoration et du formatage de la pop. “Si t’aimes faire la fête, être dans le vif, t’écoutes du garage, estime Léo

 

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